The Librarians ou la série qui est venue à bout de mon esprit critique

AfficheTitre original: The Librarians

Titre VF : Flynn Carson et les nouveaux aventuriers (ouais, c’est pas top…)

Réalisateur : John Rogers

Genre : Fantastique, Comédie, Aventure

Statut : En cours

Nombre de saisons : 3

Nombre d’épisode : 30

Nationalité : Américaine

De quoi ça parle ?

Eve Baird est colonel dans les forces antiterroristes de l’OTAN quand elle reçoit une mystérieuse lettre l’informant qu’elle a été choisie par la Bibliothèque pour devenir Gardien. Elle découvre alors qu’une immense bibliothèque se cache sous les rues de la ville et y rencontre Flynn Carson, le Bibliothécaire. Le job de Bibliothécaire est de veiller à ce que la magie et les artefacts ne tombent pas entre de mauvaises mains, ce n’est pas une mission des plus tranquilles, le Gardien est donc là pour le protéger. Eve et Flynn s’embarquent alors pour des aventures qui les opposeront notamment à la Confrérie du serpent qui cherche à révéler la magie aux yeux du monde. Ils seront bientôt rejoins par des apprentis bibliothécaires : Jacob Stone génie au QI de 190 et aux airs de cow-boy, Cassandra Cillian mathématicienne surdouée et Ezekiel Jones voleur d’exception à l’égo surdimensionnée.

Photo Christian Kane, John Kim, John Larroquette, Lindy Booth, Rebecca Romijn

Ma première impression a été franchement mauvaise. Les acteurs ne sont pas vraiment fantastiques, les réactions des personnages sont souvent ridicules, le doublage français est affreux (je suis vite passée à la VO)… J’ai été plutôt déçue parce que le pitch de base était vraiment alléchant : des bouquins, de la magie, de l’aventure, sur le papier c’est bien plus qu’il ne m’en faut. En plus le personnage du Bibliothécaire est vraiment intéressant et des parallèles avec le Docteur de Doctor Who sont vite faits : le gars débarque dans la vie des gens, leur fait découvrir un monde qu’ils ne soupçonnaient pas et court en permanence aux quatre coins du monde pour éviter qu’il ne sombre dans le chaos… Sauf que voilà, The Librarians est vraiment low cost à coté de Doctor Who pas en terme de budget mais en terme de qualité d’écriture. Je n’ai pas pu m’empêcher de penser que ce qui manquait à cette série c’était…une bonne touche british. C’est un sujet qui divise mais personnellement je trouve que les anglais arrivent à transformer le kitsch en or et à faire d’excellentes productions avec des budgets limités alors que les américains transforment en général le kitsch en super-kitsch et arrivent à faire des bouses avec des millions.

Photo Christian Kane, John Kim, Lindy Booth, Noah Wyle, Rebecca RomijnAprès les premiers épisodes (les deux premiers sont vraiment catastrophiques) j’ai hésité à abandonner mais j’ai préféré laisser une chance à la série en terminant la saison.

Je pense que j’ai commencé à tomber dedans autour du cinquième épisode. Je me suis vu petit à petit (et avec beaucoup de perplexité) être totalement happée par la série à tel point que j’ai enchaînée les trois saisons à la vitesse grand V ce qui m’arrive très rarement. J’ai fini par m’attacher aux personnages alors qu’ils m’étaient au départ totalement indifférents voir antipathiques. Ce que j’ai apprécié c’est que les scénaristes se permettent tout, à mon avis ils ont réfléchit comme ça : « C’est un peu trop naïf ? Ça n’a aucune chance de se passer comme ça ? Viens on le fait quand même, ça peut être drôle ! »

En fait il y a ce schéma un peu débile qui se retrouve dans presque tous les épisodes et grâce auquel on voit les héros « grandir » et chasser leur démons petit à petit . Vous savez ce schéma un peu initiatique ? Par exemple au début de l’épisode on insiste bien sur le fait que le groupe ne fait pas confiance à Machin, pendant l’épisode il se passe quelque chose d’horrible et c’est Machin qui sauve la situation, à la fin de l’épisode toute l’équipe fait confiance à Machin et Machin lui-même, qui s’est épaté par son propre héroïsme, a gagné confiance en lui. Bref, c’est niais, c’est amené avec de gros sabots mais j’ai fini par apprécier cette joyeuse naïveté. Je suis absolument fan du duo Flynn/Eve et de Jenkins, le « concierge » de la Bibliothèque, qui cache beaucoup de choses sous ses faux airs de papi grincheux.

Au départ j’avais été déçue par le manque de références littéraires, j’en espérais plus d’une série qui tourne autour d’une bibliothèque magique. En effet les premiers épisodes font référence, en autre, à la mythologie grecque, aux contes de fées, etc… c’est sympa mais c’est déjà pas mal exploité à la télévision. Sur ce point aussi la série va en s’améliorant en empruntant des personnages à des auteurs comme Lewis Carrol, Arthur Conan Doyle et même Shakespeare…

Photo Noah Wyle

On retrouve le même fonctionnement que dans beaucoup de séries, à savoir : une nouvelle aventure à chaque épisode mais une intrigue principale sur toute la saison. La ligne principale de la première saison est celle que j’ai trouvé la plus faible (quand je vous dis que les débuts ont été difficiles !), elle tourne autour de l’histoire de Kaamelot mais tout ça aurait pu être plus développée.

Bref, cette série est bourrée de défauts, elle n’a aucune chance de rentrer dans les annales mais elle a fait fondre tout esprit critique en moi et j’y suis maintenant vraiment attachée. Si on m’avait dit il y a deux semaines que j’allais passer huit mois à trépigner d’impatience en attendant la saison 4 je n’y aurait pas cru… Pour toutes ces raisons, je ne peux pas vous dire « Allez-y les yeux fermés, vous allez adorer ! » mais peut être que j’ai piqué votre curiosité et que vous allez, comme moi, vous laisser prendre au piège 😉

Remarque finale : La série est tirée d’une trilogie de films, qui s’appelle « The Librarian » en anglais et « Les aventures de Flynn Carson » en français, dont je n’avais jamais entendu parler. Les films (sortis en 2004, 2006 et 2008) racontent les débuts de Flynn en tant que bibliothécaire (il est déjà en fonction depuis dix ans au début de la série télé). Ce n’est pas la peine de les avoir vu pour regarder la série. Quitte à être dans le kitsch, j’y serais jusqu’au bout et les regarderai sûrement si j’arrive à les dénicher quelque part !

Et vous, vous l’avez-vu ? Est-ce que la Bibliothèque vous tente ?

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6 réflexions sur “The Librarians ou la série qui est venue à bout de mon esprit critique

  1. Halala, je ne sais vraiment pas si je la tenterai. J’ai bien peur de ne pas avoir la patience nécessaire pour supporter les incohérences. Mais bon, qui sait ?! Quand j’ai commencé à regarder la série The 100, je me disais : mon dieu, c’est pathétique et cliché. Et puis finalement, j’ai résisté à l’envie de tout arrêter, j’ai poursuivi et je me suis surprise à enchaîner les épisodes ^^

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