Parlons bouquin : Le ventre de Paris de Zola


Résultat de recherche d'images pour "le ventre de paris"Titre :
Le ventre de Paris

Auteur : Emile Zola

Genre : Classique

Année de parution : 1873

L’année dernière, après avoir terminer « Au Bonheur des Dames » je m’étais sentie plutôt nostalgique et même carrément déprimée parce que (pour une raison qui moi-même m’échappe) j’étais intimement persuadée qu’aucun roman de Zola ne pourrait autant me plaire. En effet je l’avais adoré et s’en est suivie une sorte de panne de lecture au cours de laquelle toutes mes lectures m’ont parue fades (Gatsby en a pâti d’ailleurs).

J’avais tort. Avec « Le ventre de Paris » j’ai été à nouveau happée dans le Paris du XIXème, j’ai déambulé dans ses halles, senti ses odeurs… Et plus jamais je ne remettrai en doute la capacité de Zola à me surprendre ! Mais avant de vous en dire plus, je vous plante rapidement le décor…

Florent rentre à Paris, épuisé, après s’être échappé d’un bagne en Guyane ou il a passé 7 ans pour un meurtre qu’il n’a pas commit. Il ne reconnaît plus cette ville en pleine transformation mais parvient à retrouver son frère et obtient un emploi aux Halles. Pourtant, en rêveur utopiste, il ne se sentira plus jamais chez lui dans ce Paris où les bourgeois s’engraissent tandis que d’autres restent sur le pavé…

Comment vous parler d’un tel chef d’œuvre ? Beaucoup ont du mal avec le style de Zola, ce que je peux comprendre et j’ai moi-même eu du mal à me concentrer sur les premiers chapitres… Mais une fois lancée, impossible de m’arrêter ! Je n’ai pas de mot pour dire à quel point j’aime cette écriture. Sous la plume de Zola les Halles prennent vie, elles ne sont pas seulement le lieu de l’action, elles en sont un personnage à part entière, gigantesques et oppressantes. Les descriptions sont longues mais elles sont vivantes et totalement immersives. La nourriture est omniprésente, d’abord appétissante, le lecteur finit par en être dégoûté… Dégoûté également par ce faste déployé et ce gouffre qui oppose « les Gras », Résultat de recherche d'images pour "le ventre de paris"les commerçant qui deviennent avec plaisir des bourgeois et « les Maigres », les idéalistes, les laissés pour compte comme Florent… Le champ lexical (mot qui vous rappelle sûrement de très bons souvenirs) alimentaire est utilisé jusque dans la description des personnages dont certains ressemblent plus à de la charcuterie vivante qu’à des êtres humains. Le héro, incapable de grossir malgré de copieux repas, nous montre pourtant que la graisse n’est qu’une piquante métaphore…

C’est une vive critique de la société de l’époque qui est faite dans ce livre, elle reste pourtant très subtile et se fait au travers de personnages extrêmement bien construits. On ne peut rester insensible en voyant Florent, à l’innocence presque enfantine, se faire peu à peu prendre au piège par les commérages, les jalousies et les médisances du quartier. On ressent même une sombre colère contre ceux que Zola nomme « les honnêtes gens ».

Vous l’aurez compris c’est un coup de cœur. L’écriture est moderne et très abordable pour un lecteur du XXIème siècle je vous encourage donc à faire un gros détour par ce livre qui le mérite vraiment.

Et vous alors ? Zola est un traumatisme scolaire ou une de vos références littéraires ? Quel est votre tome préféré des Rougon-Macquart ?

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