Parlons ciné : The Road Within

The Road Within : AfficheTitre : The Road Within

Réalisateur : Gren Wells

Genre : Comédie dramatique

Nationalité : Américaine

Ce film m’a été recommandé par une amie et j’ai été surprise de voir à quel point il était peu connu (je n’en avais moi-même jamais entendu parler).

C’est l’histoire de Vincent, un jeune homme qui vient de perdre sa mère et qui souffre de tics et du syndrome de la Tourette (vous savez, celui où on insulte tout le monde). Son père décide de l’envoyer dans une sorte de centre de traitements expérimentaux pour jeunes malades. Il s’y voit attribuer un colocataire, Alex, qui souffre lui de TOC qui se traduisent notamment par une obsession de la propreté. Étant tout deux très atteints par leur maladie respective, la rencontre est plutôt explosive et fait passer l’asile de « Vol au dessus d’un nid de coucou » pour un jardin d’enfant. Vincent rencontre ensuite une autre malade, Marie qui l’embarque dans un road trip (ou plutôt une évasion) direction l’océan.

Au départ j’avais de gros doutes sur le potentiel de ce film. Le thème des ados un peu ravagés dont la complicité répare les fissures c’est du vu et revu et c’est assez difficile de ne pas tomber dans du comique grossier et lourd quand on traite des maladies comme le syndrome de la Tourette. Mais au final c’est une très bonne surprise ! Il n’échappe pas à quelques clichés mais ils ne sont pas forcement là où je les attendais et ils sont totalement pardonnables.

The Road Within : Photo Dev Patel, Robert Sheehan, Zoë KravitzLe jeu des acteurs était décisif pour que le film tienne la route et c’est réussi. Ils font totalement leur job en rendant leur personnage justes, touchants et attachants. Robert Sheehan interprète un Vincent rongé par sa maladie mais qui crève d’envie d’avoir une vie normale, on a tout de suite envie de lui faire un gros câlin (et c’est pas juste parce qu’il est super canon, je le jure). Le fait que les personnages aient disons…des petits problèmes ne facilite pas leur fuite et amène des situations plutôt cocasses. Il y a des tas de scènes où on hésite entre les larmes et le rire mais qui sont des vraie perles, tout comme certains dialogues. Et la beauté des paysages de Californie ne font que rajouter un gros plus à un film déjà lumineux ! Il réussit à traiter des sujets graves tout en gardant un ton résolument léger et optimiste et même si ce n’est pas forcément ce qu’il y a de plus réaliste, ça fait de bien de voir ce genre de film de temps en temps.

En parallèle de la fuite des jeunes patients on suit le voyage du père de Vincent et de la psy de ces jeunes gens qui partent à leur recherche. C’est de ce coté-ci que le film est un peu cliché. Leur route est l’occasion d’une remise en question, qui me semble peu réaliste mais ça ne l’empêche pas d’être naïvement touchante et la prestation des acteurs n’y est pas non plus pour rien.

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C’est un film « feel-good », que j’ai tout simplement adoré pour sa fraîcheur. Il n’est pourtant pas uniquement léger et ses aspects plus sombres donnent du relief aux personnages et à leur fuite. Le film souffre de petits clichés mais je les lui pardonne volontiers et je vous le conseille vivement !

9/10

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11 réflexions sur “Parlons ciné : The Road Within

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