Parlons bouquin : La blancheur qu’on croyait éternelle

Titre : La blancheur qu’on croyait éternelle

Auteur : Virginie Carton

Genre : Contemporain

Nationalité : Française

Éditeur : Le livre de Poche

Pages : 205

J’ai découvert ce livre sur les blogs de Pretty Books et Carnet Parisien et je suis tout de suite tombée amoureuse de la couverture. Les filles l’avaient toutes les deux apprécié et il ne m’en a pas fallu plus pour l’acheter et le commencer aussitôt.

On y suit Mathilde, une trentenaire célibataire, fan de Romy Schneider, en manque d’amour maternel qui travaille comme vendeuse malgré son diplôme de HEC. Elle vit dans le même immeuble que Lucien un pédiatre de 36 ans qui voue une admiration sans borne à Jean-Louis Trintignan et rêve d’une vie rangé dans un arrondissement chic de Paris. Ces deux là, restés bloqués quelques part entre les 60’s et les 80’s, sont nostalgiques d’une époque qu’ils n’ont pas vraiment connue. Ils ont du mal à vivre avec la technologie, les nouveaux moyens de communication et leur génération qui n’est plus très sentimentale… Malgré leur nombreux points communs ils se croisent sans jamais se remarquer.

Je suis assez partagée à propos de cette histoire. Déjà j’ai été assez surprise car, alors que je m’entendais à une romance, j’ai découvert une sorte de portrait croisé. En soi ça ne m’a pas dérangé car l’auteur sait sublimer ses personnages. Sa plume est délicate et sensible et je me suis reconnue dans certains des ressentis de Mathilde et Lucien. Je ne dirais pas que ceux-ci sont attachants mais ils sont touchants, ils vivent avec l’impression d’être deux passagers à quai qui auraient loupé le train et on a envie de les prendre sous notre aile et de leur dire que tout ira bien.

Si j’ai été légèrement déçue c’est que je m’attendais à quelque chose de frais, de doux et d’un peu régressif comme le laissait penser la couverture mais j’ai trouvé un ton plus amer que prévu. D’ordinaire j’aime les promenades nostalgiques que peuvent nous offrir certains livres, films ou lieux mais ici j’ai trouvé que l’auteur jouait beaucoup trop sur cette corde. Si une touche de nostalgie peut éclairer un roman de la douce lueur du passé une grosse couche ne fais que ternir le présent et c’est exactement cette sensation que j’ai eu. Même si le livre laisse entrevoir le bonheur, j’ai trouvé le ton parfois trop monocorde. Par exemple l’auteur revient très souvent sur des passages de l’enfance de Mathilde et Lucien mais s’attarde uniquement sur les moments douloureux : les déceptions d’enfant, les humiliations d’école, les peurs… On comprend rapidement que leurs jeunes années n’ont pas été les meilleures bien qu’elles n’aient été marqué par aucun drame particulier. Mais l’enfance est également faite de son lot de joies et de petits bonheurs et j’ai eu l’impression que l’auteur ,en éclipsant quasiment ces moments là, ne fais que la moitié de deux portraits et forme ainsi des personnages incomplets auxquels je n’ai pas pu m’attacher.

Au final, deux jours après avoir fini le roman, leurs noms commencent déjà à s’effacer de ma mémoire ce qui est dommage car c’est tout de même une belle histoire et un livre avec lequel j’ai passé un moment agréable et poétique.

7/10

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10 réflexions sur “Parlons bouquin : La blancheur qu’on croyait éternelle

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